Concours – les coulisses

Concours Nosework

🏆 Les concours de Nosework… tu connais? Tu as testé?

Perso, j’adore et je ne te cache pas que je suis accro. Tout d’abord, pour l’ambiance… amicale, cordiale, chacun de réjouit des succès de l’autre. C’est un peu comme un pic nique entre amis!

Et puis il y a les chiens. Lorsque tu passes dans les premiers, tu peux regarder les passages des autres, observer les différences entre les teams, t’inspirer de techniques différentes, constater les erreurs communes, bref une vraie source d’inspiration pour les passionnés de détection sportive.

Il y a aussi la concurrence, les challenges. Pas forcément la concurrence avec les autres, mais la concurrence envers soi-même. Vais-je faire mieux que la dernière fois? Moins bien? Tomber dans les mêmes pièges?

Après chaque concours, je repars avec des idées d’entraînement, de nouveaux challenges ou objectifs à atteindre avec mes chiennes… surtout là où on a échoué. Des remises en question aussi parfois, et plein d’idées d’exercices à mettre en place.

📣 Mais participer à un concours, cela veut aussi dire accepter d’être juger par ses pairs. Accepter de ne pas être d’accord avec les choix de paramètres de désignation, accepter qu’une autre personne, que parfois on ne connait pas, décide de la performance et de la précision de notre chien. Même si on n’est pas “noté” sur une quelconque qualité de prestation, lorsqu’on appelle “alerte”, signifiant que notre chien à trouvé, reste à savoir si le juge accepte la décision de notre chien.

En Novice, dans le premier niveau, il y a bien souvent une grande latitude sur les paramètres de désignation : quand la cache est placée sur un objet, c’est bien souvent tout l’objet qui est accepté. Mais plus on monte en niveau, plus il y a de chance qu’il soit exigé du chien d’être précis sur l’emplacement de la cache.

Derrière ces paramètres se trouve un humain… le CSD, Chief Search Designer ou en français Responsable de zone de recherche, qui est parfois aussi le juge. Le CSD va placer les caches dans la zone, définissant ainsi le niveau de difficulté des recherches en s’adaptant bien entendu à chaque niveau. Son travail inclu la définition des paramètres d’acceptation de la désignation.

Sauf que :

  • Derrière chaque humain se cache une opinion
  • Chaque humain a une vision de ce que doivent inclure les compétences d’un chien en fonction du niveau (plus ou moins car il y a bien évidemment le réglement)
  • Chaque CSD a ou peut avoir un niveau d’interprétation différent
  • Certains paramètres sont influencés par les conditions météo, le temps de pose, etc.

👉 Alors oui, derrière toute cela, il y a un humain qui va décider d’éléments qui diffèrent peut-être avec notre conception d’une recherche, de paramètres d’alerte différents.

Est-ce bien? Est-ce mal? Je laisse chacun en juger…

Je dirais que ce qu’il faut en retenir, c’est que participer à des concours, c’est :

  • Accepter le jugement d’autrui
  • Accepter de ne pas être d’accord sans en faire un plat
  • Faire ce qui nous semble correct pour notre chien (et le récompenser si on pense qu’il a fait juste même si le juge nous affirme le contraire)

Parce que le plus important, c’est de garder en tête qu’on ne joue pas notre vie, qu’on peut apprendre de nos échecs (même si cela nous semble injuste sur le moment), et que l’échec est bien souvent une perception humaine plus que canine. Combien de fois un lapin a échappé à un chien sans que ce dernier fasse une dépression nerveuse? De la même manière, le chien ne sait pas s’il a eu sa qualification ou non… tant qu’on est fier de ce qu’il a accompli, la mission est réussie!

💪 Dans quel était d’esprit es-tu en concours? As-tu déjà été confronté à des difficultés?